Qu’est-ce qu’un « bon » mari ?

Publié le 9 février 2017 dans Les articles du bulletin

Nous trouvons de nombreux maris dans la Bible, mais il n’y a pas beaucoup qui sautent aux yeux comme étant des maris idéaux. Toutefois, un mari exceptionnel de la Bible, c’est Boaz. Tout au long du livre de Ruth, il se montre un modèle de ce qu’un mari devrait être. Il est un employeur pieux, respectueux et bon envers ses ouvriers (Ruth 2.4). Sa bonté envers Ruth est évidente, même avant qu’il ne se voie comme un mari potentiel. Son caractère de bon mari ressort notamment lorsqu’il endosse le rôle de celui qui avait « le droit de rachat » (Ruth 4.6) pour prendre Ruth sous ses ailes.

Que font les maris qui ne sont pas bons ? Entre autre, ils prêchent l’hérésie dans leurs salons… Paul dit aux maris d’aimer leurs épouses comme Christ a aimé l’église (Eph 5.25). Ceci est plus qu’une illustration sympathique. Un mari est le chef de la femme comme Christ est le chef de l’église (Eph 5.23). Cela veut dire que les maris communiquent toute la journée et tous les jours sur ce que Christ pense de son Église (par leurs actions et paroles ou par l’absence de celles-ci). Cette communication constante est inévitable, ce qui signifie qu’ils racontent en tout temps la vérité ou le mensonge ; le silence n’est pas une option.

Les mensonges de la maltraitance

Par exemple, quel mensonge est véhiculé par un mari aigri ? (Col 3.19). Certains maris pensent avoir été suffisamment provoqués pour justifier leur ressentiment comme étant la seule option. Quel est le mensonge qui se cache dans cette attitude ? Celui qui affirme que Christ a une attitude pourrie chaque fois qu’il est provoqué, ce qui pourrait être tout le temps.

Considérez le mensonge véhiculé par le mari convoiteur. Certains hommes pensent que l’oeil promeneur n’est que naturel. Quel mensonge ? Celui d’affirmer que Christ est adultère et qu’il est infidèle à son épouse. Ensuite, le mensonge véhiculé par les maris moux. Certains hommes ne fournissent aucun leadership pour leurs épouses. Quel mensonge ? Celui de dire que Christ est un looser et un lâche. Enfin, les maris orgueilleux racontent un autre mensonge. Certains hommes méprisent les capacités des femmes, leurs épouses et filles comprises. Cela véhicule l’idée que Christ méprise son Eglise, se moque d’elle et œuvre dans le monde sans elle.

Ce qui fait le charme d’un homme

Alors, qu’est-ce qu’un «  bon  » mari ? Littéralement, un bon mari c’est un gentilhomme, c’est-à-dire un gentleman. Peut-être sommes-nous si accoutumés aux formulations pauliniennes nous exhortant « d’aimer nos épouses » qu’il pourrait être utile de considérer ce devoir central en termes de « bonté ». Proverbes 19.22 Ce qui fait le charme d’un homme, c’est sa bonté. Voici quelques traits d’un bon mari.

Un mari bon est incomplet. Dieu a créé l’homme à son image, mâle et femelle. Un homme et sa femme deviennent une seule chair ce qui évoque d’abord l’intimité de l’union sexuelle , mais aussi toute l’entente, le partage et la coopération dont l’union sexuelle est la culmination. En dehors de l’intervention de Dieu accordant un don de célibat, il n’est pas bon que l’homme soit seul. La vraie assurance masculine s’opère dans un contexte de bonté mutuelle. Toute « confiance en soi » qui laisse entendre ou qui indique à sa femme : « Je n’ai pas besoin de toi ! » n’est pas la vraie confiance en soi, mais fanfaronnade arrogante. Un mari est bon envers celle qui le complète.

Un mari bon pourvoit. 1 Timothée 5:8 Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement ceux de sa famille, il est pire qu’un infidèle. Et puisque son épouse est la personne la plus importante de la famille, il a une obligation profonde de pourvoir à ses besoins, en particulier (Ex 21.10) « à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.». Mais aussi, un mari bon nourrit et prend soin de son épouse au sens émotionnel et spirituel. Dans ce sens, un manque de tendresse manifeste un manque de virilité et de masculinité.
Quel mari est suffisant pour ses choses ? Aucun, mais nous vivons et nous aimons par grâce. Heureusement, « l’Éternel est bon envers tous, et ses compassions s’étendent sur toutes ses oeuvres. »

 

Source: DG