Femme soumise ou femme d’influence ?

Publié le 13 octobre 2016 dans Les articles du bulletin

A plusieurs reprises,la Bible appelle les épouses à être « soumises à leur mari » (Ep 5.22, Col 3.18, Tite 2.4-5, 1 Pie 3.15-16). Comment réussir cette soumission au sein du couple ?

1. Arretez-vous de vous soumettre… aux exigences culturelles mondaines imposées par des hommes, aux attentes irréalistes des publicités (photoshopées par un homme…), aux pressions professionnelles malsaines (patron séducteur…), aux idoles destructrices, aux convoitises charnelles, etc. Nulle part dans la Bible appelle-t-on à une soumission aveugle. Dans l’AT, Israël est présentée comme une épouse qui choisissait à tort d’autres amants et de mauvais maîtres (Esa 26.13). Ainsi, il est bon de rappeler que toutes les femmes ne doivent pas être soumises à tous les hommes.

2. Soutenez votre mari, comme un supporter/supportrice d’une équipe. Les supporters aiment soutenir, encourager, applaudir leur équipe. En cas de but marqué ou de victoire, ils expriment grandement leur soutien; en cas de déception ou de défaite, ils ne changent pas d’équipe, mais restent fidèles et positifs. Le supporter soutient son équipe quelque soit le lieu du match, les conditions du terrain, la stratégie adoptée pour gagner, le classement de l’équipe. En pratique, la soumission biblique est principalement un soutien joyeux des projets et des rêves de votre mari. Ce soutien contribue à la victoire du couple et apporte la joie à tous les deux. Forte des promesses de Dieu, une épouse peut toujours faire savoir à un mari : «We are the champions ! my friends/And we’ll keep on fighting till the end». (paraphrase libre de Rom 8.37, 2Tim 4.7-8 🙂 ).

3. Soyez courageuse et forte. En appelant la femme « aide complémentaire » lors de sa création, Dieu a indiqué que son rôle ne serait pas une position de faiblesse, mais une position de force, puisque le mot « aide » est systématiquement appliqué à Dieu lui-même dans l’aide et le secours qu’il prodigue à son peuple. Ainsi, une épouse peut être d’une grande aide et influence pour son mari. A la fin de son livre, Timothée Keller rend hommage à son épouse ainsi : «Ma femme Kathy n’est jamais citée en référence, pourtant elle est à l’origine de ma foi et de ma pensée. Elle m’a fait connaître Lewis, Edwards et la théologie réformée, et elle m’a aidé à découvrir l’importance de la prière, de la justice sociale et de la citoyenneté. Quand vous jouez un rôle aussi fondamental dans la façon dont une personne voit le monde et la vie, votre nom est mentionné dans les remerciements, pas dans les notes de bas de page. La raison principale pour laquelle je publie ce livre, c’est qu’il lui plaît. ‘La louange de celui qui est digne de louange vaut plus que toutes les récompenses.’»

4. La soumission est surtout une attitude de cœur qui fait confiance à Dieu. On peut lâcher prise du contrôle lorsqu’on sait qu’il y a un Dieu souverain, bon, sage qui conduit nos circonstances pour notre bien. Dans une version paraphrasée de la Bible, (Le Message) 1 Cor 7.17 est traduit ainsi : « Et ne désirez pas être ailleurs ou avec quelqu’un d’autres. L’endroit où vous vous trouvez actuellement est celui que Dieu a voulu pour vous. Là où vous êtes, vivez, obéissez, aimez et croyez. Votre vie est définie par Dieu et non par votre situation de famille». Croyez-vous cela ?

5. Les choses peuvent toujours s’empirer en ajoutant la désobéissance à la difficulté. Si un mari désobéit aux instructions de Dieu concernant son rôle, une épouse n’aide pas la situation en abandonnant le sien. Un mari qui est régulièrement respecté et honoré dans son foyer trouvera l’inspiration pour diriger, mais un mari qui est régulièrement critiqué, contré et rabaissé va vouloir démissionner et s’enfermer d’autant plus. La plupart des maris refusent de recevoir la formation de leadership de leurs épouses.

6. Regardez à Christ. Au sein de la Trinité, Jésus est soumis à Dieu le Père, alors qu’ils partagent la même nature. La soumission n’est donc pas une différence de valeur, mais de fonction. Si ce n’était pas pour Jésus une offense à sa dignité, sa valeur et son égalité au Père de prendre le rôle de subordonné, toute femme peut alors savoir que ce n’est pas une dépréciation pour elle de jouer ce même rôle.

Comme vous voyez, on est loin des idées de la soumission qui conduisent à l’écrasement de la femme comme dans l’Islam ou à la privation de droits et le maintient des inégalités. Heureusement, la Bible rejettent aussi ces notions de la soumission. En réalité, celles qui ont compris la conception biblique de la soumission découvrent une véritable libération et épanouissement au sein du couple.