La femme chrétienne devrait-elle travailler en dehors du foyer ?!

Publié le 1 décembre 2016 dans Les articles du bulletin

Reconnaissons tout d’abord que le choix ne se pose pas pour un certain nombre de femmes qui sont célibataires, mères isolées, ou dont le conjoint se trouve sans emploi, ou dont les revenus sont insuffisants… C’est une grâce de pouvoir se poser la question de rester à la maison ou pas. Reconnaissons également la pression du monde qui pousse à se définir par son travail et son niveau de vie.

Qu’elle soit à la maison ou non, qu’elle soit rémunérée ou pas, la femme (comme l’homme bien entendu) doit être active. « Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de paresse » (Pr 31.27). La femme vertueuse décrite dans en Proverbes 31 est une femme assurément active, entrepreneuse, généreuse… Pour tenter de répondre à la question, considérons :

Les bonnes priorités
« Je veux donc que les jeunes se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles dirigent leur maison, qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de médire » Dans ses épîtres pastorales (1Ti 5.14 et Tite 2.3-4), Paul rappelle qu’elles sont les priorités des femmes : aimer leur mari, aimer leurs enfants et diriger (s’occuper, développer, veiller…) leur maison.

Les bons comptes
Entre les dépenses supplémentaires entraînées par le travail (frais de transport, frais de garde d’enfants, impôts…) et les aides sociales accordées à celles qui restent à la maison, la différence n’est peut-être pas si importante. Et le temps disponible est précieux. Un travail à domicile est peut-être à envisager.
Les bonnes attitudes
Votre foyer (mari et enfants) vous veut épanouie, joyeuse et présente. Parfois un travail permet de rencontrer d’autres personnes, stimule les capacités intellectuelles et le savoir-faire… ce qui apporte une certaine satisfaction qui impactera l’ambiance du foyer. Parfois le travail génère du stress, une pression, tension auquel on a du mal à faire face, et qui se répercutera aussi sur l’atmosphère familiale. Quelle disponibilité pour ma famille ? Quel bénéfice pour ma maison ? Toutes les femmes n’ont pas les mêmes capacités et les mêmes besoins pour maintenir leur équilibre. La décision devrait être prise en couple.

Les bonnes saisons
Il nous faut aussi reconnaître la saison de vie dans laquelle nous sommes. Les besoins de nos enfants ne sont pas les mêmes qu’ils aient entre 0-10ans ou entre 11-20ans. La compatibilité avec une vie professionnelle n’est pas la même tout au long de la vie. Le travail à temps partiel est probablement une option à étudier.

Le bon sacrifice
Il y aura un sacrifice à faire. Ce sera peut-être celui d’une carrière, financier, intellectuel… ou celui d’être « coincée » entre ses murs, d’entendre des areuh, des pleurs, des berceuses, plus que des conférences, de sentir plus les couches que Chanel… mais rien ne vous procurera autant de joie qu’un foyer qui glorifie Dieu. Pr 14.1 « La femme sage bâtit sa maison, Et la femme insensée la renverse de ses propres mains. »