Une église doit-elle soutenir pleinement son pasteur avant de s’intéresser à la mission ?

Publié le 31 mars 2012 dans Mission

série : réflexions sur la mission

 

« Nous ne pouvons pas commencer à soutenir des missionnaires parce que nous n’arrivons déjà pas à faire financièrement ce que nous voudrions pour notre pasteur.»
Voilà une réflexion qui m’a été faite et qui d’une certaine manière semble empreinte de bon sens, elle met au centre l’église locale et vise l’autonomie financière de celle-ci. Même si nous sommes convaincus de la nécessité de rechercher l’autonomie de l’église locale et le soutien du serviteur qui y travaille, je crois que cette réflexion perd de vue une réalité que nous enseignent également les Écritures, à savoir le souci des autres. Le problème de cette réflexion est qu’elle cache un égoïsme latent au fond de nos coeurs qui dit moi d’abord, mon église, mon pasteur…
Jésus nous enseigne que notre bonheur passe par le service des autres (Jn 13.17). Cette vérité s’applique de façon individuelle aussi bien que collective. L’église ne peut s’épanouir sans porter son attention sur l’oeuvre missionnaire, son bonheur ne peut être complet sans l’intérêt porté à ceux qui ne connaissent pas Christ ici et au loin. Son bonheur ne peut être vécu dans l’église locale sans le partager avec ceux qui souffrent sur le champ missionnaire et qui ont besoin de prière et d’aide matérielle. La toute jeune église d’Antioche a montré qu’elle avait saisi cette vérité en faisant parvenir selon ses moyens un secours aux frères qui habitaient la Judée et qui allaient connaître une famine (Ac 11.27-30).
Les églises de Macédoine, ont montré beaucoup de générosité non pas lorsqu’elles avaient suffisamment mais alors qu’elles connaissaient des épreuves et une pauvreté profonde (2Co 8.1-5). C’est l’oeuvre de la grâce qui a produit une telle largesse. Lorsque l’on retient pour soi on
trouve toujours de bonnes raisons de le faire. Une fois c’est pour le pasteur, une autre fois pour le bâtiment, une autre fois encore pour le piano ou les recueils de cantiques… Faut-il rappeler que le dicton « charité bien ordonnée commence par soi-même » ne figure pas dans nos Bibles ?
En fait, nous croyons que le meilleur moyen de parvenir à soutenir financièrement son pasteur passe par l’action et le soutien de l’oeuvre missionnaire. Il y a là un pas de foi à franchir sans aucun doute, cette vérité nous est donnée par la bouche de Salomon, homme sage s’il en est, en Pr 11.24-25 : « Tel, qui donne libéralement, devient plus riche ; et tel, qui épargne à l’excès, ne fait que s’appauvrir. L’âme bienfaisante sera rassasiée, et celui qui arrose sera lui-même arrosé ».

Nous avons besoin de bon sens et de foi, d’un coeur qui s’élargit aux besoins des autres, qui répond concrètement à l’ordre suprême du Seigneur « Allez et faites de toutes les nations des disciples ». Notre objectif devrait se refléter clairement dans nos choix financiers. En fait, seules les églises missionnaires se développent spirituellement. C’est le phare dont la lumière va le plus loin qui éclaire le plus son point de départ. Une église où les coeurs sont enflammés pour le salut des païens est une église où règne aussi un amour ardent pour ceux qui sont auprès d’elle. Une église qui contribue largement à l’oeuvre missionnaire est une église pour laquelle les finances locales ont cessé d’être un problème angoissant.
« Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez ». Jn 13.17

En fait, seules les églises missionnaires se développement spirituellement

La solitude du missionnaire.

Publié le 24 février 2012 dans Mission

Série Réflexions sur la mission

Peut-on parler de solitude chez des                        Pendant les 6 premières années,
personnes qui côtoient beaucoup de                      pas la moindre âme sauvée.
monde

Nous avions retenu ce thème pour notre dernière pastorale de l’ABF. Ce sujet a suscité beaucoup d’intérêt chez les pasteurs ou les missionnaires, certainement parce qu’il touche un point sensible de la vie du missionnaire. Il parait d’abord surprenant de parler de solitude chez des personnes qui côtoient souvent beaucoup de monde, qui sont envahis à leur domicile, qui passent plus de temps au téléphone que sur
leurs genoux… qui ont un réseau d’amis et d’églises qui prie pour eux. Il y a a priori plus seul que le missionnaire. Et pourtant…

J’ai relevé 3 choses dans la vie de celui qu’on a appelé le père des missions modernes, le pasteur baptiste William Carey (1761-1834) qui peuvent provoquer ce sentiment de solitude : l’isolement, l’incompréhension et l’insuccès.

L’isolement. Il fallait 14 mois aux premières lettres parties d’Angleterre pour parvenir à William Carey lorsqu’il s’engage comme missionnaire en Inde. Sur place, il ne trouve pas de vis-à-vis. La barrière de la langue qu’il ne possède pas encore et l’adaptation à une nouvelle culture, à un nouveau climat, à de nouveaux dangers (il a dû combattre les tigres, les serpents, les crocodiles), de nouvelles peurs, de nouvelles tentations… l’isole de ces amis d’Angleterre, qui vivent des situations tellement différentes. La ruse des hommes qui cherchent à exploiter l’ignorance ou l’innocence du missionnaire, l’isole de ceux qu’il vient aimer et à qui il apporte l’Evangile. Il est seul.

Aujourd’hui dans une société ultra rapide dans la communication, l’absence de texto, d’email, de coup de téléphone pendant quelques jours
provoque un sentiment d’isolement terrible chez le missionnaire. De plus si la communication est devenue bien plus facile et plus rapide, elle
a aussi pris une tournure un peu plus superficielle et la relation chaleureuse et attentive n’est pas toujours au rendez-vous.

L’incompréhension. William Carey est interrogé sur son activité en Inde. Pour pourvoir à ses besoins il est devenu indigotier (producteur de la teinture d’indigo). Est-il parti pour faire fortune comme de nombreux britanniques ou pour prêcher l’évangile ? Cette question sous entendue révèle l’incompréhension des frères en Grande-Bretagne quant à la situation qu’il rencontre, lui, sur le terrain. Il prêche dans son
entreprise à plusieurs centaines d’Indiens chaque semaine. Mais pendant les 6 premières années de ministère en Inde pas la moindre âme sauvée. Les donateurs s’interrogent… Il est seul. Paul a connu cette solitude « Car je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à coeur votre situation » (Ph 2.20).

L’insuccès. Dans le succès, il se trouve toujours des personnes pour vous suivre, mais lorsque les choses vont mal, non seulement les gens ne vous suivent plus, mais ils cherchent un coupable. Le missionnaire leader est tout désigné. Les premiers mois, William Carey, son épouse Dorothy et leurs 3 enfants, la soeur de son épouse et une famille missionnaire partie avec eux rencontrent de terribles déconvenues. Les femmes se plaignent. Elles avaient rêvé d’autre chose, on leur avait promis autre chose. Dans cette situation où il doit faire face à l’opposition de l’intérieure, la tentation de tomber dans l’amertume et dans le découragement est grande. Il est seul.

A posteriori, nous trouvons le ministère de W. Carey extrêmement fructueux. En 1832, lorsqu’il déposera les armes, victime de l’âge, il aura dirigé et animé la traduction de tout ou partie de la Bible en 44 langues et dialectes différents. Entre 1815 et 1818, 420 indigènes se convertissent et sont baptisés dans les stations, il y a plus de 1000 membres adultes dans l’église. Quelle aurait été notre attitude pendant les 6 premières années de son ministère ?

Mais cette solitude a un bon revers, elle pousse le missionnaire à répandre son coeur et à chercher son appui auprès de Celui qui seul connaît ce qu’il y a au fond de nos coeurs et qui peut répondre mieux que personne à nos besoins, tout en respectant une parfaite confidentialité et en prodiguant les meilleurs conseils.

Cette solitude est même nécessaire pour nous permettre de le rencontrer, de dépendre de lui, elle le glorifie parce qu’elle révèle sa fidélité et magnifie sa force et sa puissance. C’est dans cette relation avec Christ que nous serons préservés de l’amertume et du découragement. Toute la Bible rappelle que notre Dieu est un Dieu personnel. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est avec nous selon sa promesse « Ne crains rien, car je suis avec toi » répétée à ses serviteurs. « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde », « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

C’est cette solitude que connut notre Seigneur d’une manière bien plus complète dans l’isolement (jusqu’à l’abandon du Père), l’incompréhension (même de ses disciples), dans l’insuccès apparent et qui se manifesta aussi parfaitement dans sa recherche des lieux déserts pour y rencontrer son Père et triompher (Mc 1.35). –    Vincent Bourrel

Combien faut-il donner pour la mission ?

Publié le 31 janvier 2012 dans Mission

série : réflexions sur la mission

C’est aujourd’hui ce que nous appelons traditionnellement dans notre église « La fête du Roi ». Il s’agit d’une offrande pour le Roi, et pour son oeuvre. Nous donnons souvent pour nous-mêmes, pour notre église et son fonctionnement. Cette fois, c’est pour l’oeuvre missionnaire. Cette offrande viendra grossir nos engagements mensuels pour la mission, ce qui constituera une bonne part de notre budget missionnaire annuel. Nous vivons un temps de crise économique, aussi la question en titre « combien faut-il donner pour la mission ? » traversera peut-être notre esprit.

Voici la réponse formulée par le pasteur Oswald Smith1 à son église :

1. Si je me refuse à donner quoi que ce soit aux missions cette année, cela équivaut à un vote en faveur du retrait de tous les missionnaires.

2. Si je donne moins que l’an dernier, je préconise la diminution du personnel dans le champ de mission, dans la proportion de la réduction de mon offrande.

3. Si je donne la même somme que par le passé, cela revient à opter pour le maintien du « statu quo », mais non pour une marche en avant. Je veux bien chanter « C’est un rempart », mais j’oublie que Dieu n’a jamais commandé à ses soldats de s’enfermer dans un château-fort : il leur a commandé d’aller de l’avant dans une marche conquérante.

4. Si au contraire, j’augmente mon offrande des années précédentes, je me déclare en faveur d’un mouvement d’avance et de conquête de nouveaux territoires pour Christ. Je vote en faveur d’un plus grand nombre de missionnaires. N’est-ce pas à cette dernière classe qu’il faut me joindre ? Si je crois à la nécessité impérieuse d’accroître le nombre des missionnaires prêchant l’évangile intégral, je ne manquerai pas   d’accroître également mes offrandes dans ce but.

Ce dimanche, vous voterez ! Remarquez qu’il n’y a pas d’abstentionnistes, tous les votes sont pris en compte. Même si vous ne pouvez donner de très grandes sommes, vous pouvez toujours donner un peu plus que l’an dernier et proclamer par ce geste que vous êtes partisan d’une marche en avant dans le champ de la moisson.

Nous sommes d’accord quant au fait que le monde doit être évangélisé. Nous comprenons bien que certains sont appelés à partir, d’autres à rester au pays pour prier et pour donner. Peu importe la tâche particulière qui nous est assignée dans cette grande oeuvre, pourvu que nous l’accomplissions fidèlement. Si votre part est de donner, appliquez-vous de tout votre coeur à faire cette part, même si pour cela, il vous faut faire ce que nous appelons des sacrifices mais qui en réalité nous procure une joie immense et nous préserve dans un grand mal qui sommeille dans le fond de notre coeur et que l’on appelle égoïsme.

Un jour, vous serez appelé à rendre compte de votre vie devant le Tribunal de Christ. Cette perspective ne manquera pas d’influencer nos choix de vie. Vous pouvez être un missionnaire et recevoir une récompense de missionnaire (Mt 10.41), même si vous ne partez jamais. Votre coeur peut être sur le champ de mission et « là où est votre coeur, là aussi sera votre trésor ».

Faites de la mission la grande passion de votre vie. Placez-vous devant votre Dieu, considérez le modèle que nous avons en Jésus-Christ (2Co 8.7-11) et vous pourrez répondre à cette question pour vous-mêmes. C’est le moment de voter, que le Seigneur vous bénisse.

…Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté
vous soyez enrichis.

1 Oswald Smith (1889-986) dans son ouvrage « La passion des âmes »

Comment prier pour nos missionnaires ?

Publié le 5 janvier 2012 dans Mission

SÉRIE : REFLEXIONS SUR LA MISSION

Sept façons de prier selon l’Apôtre Paul

1. Priez pour les portes ouvertes

« Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. Priez en même temps pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, en sorte que je puisse annoncer le mystère de Christ, pour lequel je suis dans les chaines… » Colossiens 4.2-3. Nous ne pouvons pas tenir pour acquis qu’il y a des portes ouvertes partout. Beaucoup de missionnaires travaillent dans des pays avec un accès restreint ou dans des zones qui sont résistantes à l’Evangile, où, même si il y a des portes ouvertes, il y a des coeurs fermés. Priez pour que Dieu guide les missionnaires pour surmonter les obstacles à l’Evangile et trouver des coeurs prêts à recevoir la Parole de Dieu. Priez pour que ceux qui servent soient guidés par l’Esprit Saint et saisissent les opportunités.

2. Priez pour le courage de témoigner

« Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Evangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler ». Ephésiens 6:19-20. Dans bien des pays, l’annonce de l’Evangile n’est pas sans risque, l’opposition et les réactions peuvent être violentes. Les différences de cultures sont parfois difficiles à appréhender, les situations parfois complexes peuvent leur faire craindre l’échec, l’opprobre, c’est pourquoi comme nous ils ont besoin d’être fortifiés par le Saint-Esprit dans l’homme intérieur.

3. Priez pour que la parole Dieu soit proclamée sans obstacles

« Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit glorifiée comme elle l’est chez vous » 2Thes 3.1. Pour que la parole de Dieu circule librement, les obstacles doivent être éliminés. L’ennemi cherche à entraver le travail de Dieu, ainsi une grande bataille se livre. De la même manière qu’Aaron et Hur soutenaient les bras de Moïse dans la bataille contre les Amalécites (Exode 17.12) nous pouvons soutenir les bras fatigués des missionnaires par nos prières. Paul nous rappelle que notre combat est contre les forces spirituelles du mal qui attaquent dans n’importe quel domaine (Ephésiens 6.10-18).

4. Priez pour la protection

« … et afin que nous soyons délivrés des hommes méchants et pervers ; car tous n’ont pas la foi » 2Thes 3.2. Priez pour que Dieu les protège contre ceux qui cherchent à leur faire du mal. Priez pour que Dieu change le coeur de ceux qui s’opposent à la Parole de Dieu.

5. Priez pour l’harmonie entre les missionnaires et les croyants qui les soutiennent

« Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour de l’Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur, afin que je sois délivré des incrédules de Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints » Romains 15.30-31. La coopération et le soutien sont essentiels pour le progrès de l’oeuvre missionnaire. La distance crée parfois des difficultés de compréhension entre les missionnaires sur le terrain et les églises qui les soutiennent. Priez pour une bonne communication et une relation de prévenance réciproque et d’amour fraternel.

6. Priez pour le conseil de Dieu et l’aide dans les voyages

« …en sorte que j’arrive chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos » Romains 15.32. Beaucoup de missionnaires voyagent fréquemment et le mode de transport dans certains cas est très aléatoire. Voyager implique souvent des situations stressantes. Priez pour la protection, la provision, la direction et les autorisations nécessaires pour les missionnaires lorsqu’ils voyagent. Priez pour leur famille pendant leur absence.

7. Priez pour leur renouvellement

« …en sorte que j’arrive chez vous avec joie, si c’est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos » Romains 15.32. Priez pour que les missionnaires trouvent lors de leur retour une communion fraternelle bienfaisante et du repos pour leur âme. Priez qu’ils aient de la discipline dans l’étude de la Parole de Dieu, dans la prière fidèle afin que Dieu les renouvelle. Priez qu’ils jouissent de l’encouragement et de l’édification au milieu des chrétiens (cf. Romains 1.9-12). Priez pour leur épouse et leurs enfants, pour la relation au sein du couple. L’apôtre Paul savait combien la prière de ses frères était efficace dans son propre ministère (cf. 2Co 1.10-11). Ainsi nous pouvons nous aussi devenir partenaires de l’oeuvre missionnaire dans le monde par notre intercession. Vous pouvez utiliser ces 7 manières de prier et les transformer en requêtes de prière spécifiques pour vos amis missionnaires. « Je rends grâces à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous, ne cessant, dans toutes mes prières pour vous tous, de manifester ma joie au sujet de la part que vous prenez à l’Evangile, depuis le premier jour jusqu’à maintenant » Philippiens 1.3-5.

Quelles sont les différentes étapes dans l’engagement d’une église dans l’oeuvre missionnaire?

Publié le 28 novembre 2011 dans Mission

SÉRIE RÉFLEXIONS SUR LA MISSION

Encourager. La première consiste à montrer et développer un intérêt : avoir un panneau d’affichage avec les nouvelles de missionnaires, de l’église persécutée, inviter des oeuvres missionnaires : SIM, Portes Ouvertes, Instituts Bibliques, Amébi…, prier régulièrement pour que Dieu envoie des ouvriers dans la moisson. Parallèlement, un enseignement systématique des actions missionnaires dans la Bible serait particulièrement approprié. Pourquoi ne pas proposer de donner la dîme de votre budget annuel à la mission ?

Soutenir. L’étape suivante serait d’inviter un missionnaire que vous savez avoir besoin de soutien spirituel et financier à présenter dans votre église son projet missionnaire qui apriori intéresse votre église. Donnez-lui du temps afin de bien comprendre son travail, la région dans laquelle il se rend et le projet en lui-même, prenez des photos, apprenez à le connaître lui et sa famille, relevez les sujets de prières immédiats, puis engagez-vous à le soutenir chaque mois pendant toute une année pour une même somme. Collez sa photo sur une carte, priez pour lui… Pensez à ce stade à développer l’esprit missionnaire de l’église en encourageant la lecture de biographies missionnaires. Faites cela l’année suivante avec un missionnaire supplémentaire et ainsi de suite… Après quelques années, invitez-les à revenir vous visiter et à présenter leur travail dans une conférence (convention) missionnaire. Augmentez le nombre des missionnaires et/ou les montants des dons chaque année. Créez dans votre église un comité missionnaire, impliquez les membres de l’église dans la lecture des lettres de nouvelles, dans la présentation d’un pays dans lequel vous avez un missionnaire, tenez-vous informé de ce qui se passe dans le pays et de ce qu’y fait votre missionnaire, créez un panneau missionnaire et tenez-le à jour. Organisez des réunions d’information et de prière régulièrement sur la mission. Pourquoi ne pas s’intéresser à son épouse (coeur de soeur), à ses enfants, envoyer des cadeaux pour leurs anniversaires, ou leur écrire régulièrement une carte postale que les frères et soeurs signent ? Contactez-le par email, courrier, tél…

Visiter. Tout en persévérant dans ce travail, l’étape suivante d’une église missionnaire est d’envoyer des membres visiter les différents champs missionnaires afin qu’ils touchent du doigt la réalité du travail, des luttes, des besoins et des fruits des serviteurs sur le terrain. Les missionnaires ont besoin d’être encourager, aider dans le travail (dans un projet de construction, d’évangélisation, de musique, un projet sanitaire ou santé, un travail parmi les enfants…). Nos églises regorgent d’hommes et de femmes compétents dans leur travail dont les talents pourraient secourir grandement l’oeuvre missionnaire pendant quelques semaines chaque année. Envoyer des groupes de missionnaires à court terme pendant l’été et encourager vos jeunes à entreprendre de tels voyages missionnaires ne manquera pas dedévelopper encore la vision et la passion pour l’oeuvre du Seigneur dans votre église. Que les pasteurs également accompagnent leurs membres dans de tels voyages, combien c’est bénéfique pour lier des frères et soeurs entre eux. Persévérez dans ces domaines afin d’acquérir une certaine expertise dans l’oeuvre missionnaire.

Envoyer. Enfin, si ça n’est pas déjà fait, il est temps à présent d’envisager qu’un missionnaire prenne son envol de votre église (si vous vous passionnez pour la mission, les membres de l’église se sentiront eux-mêmes concernés par la mission). Votre église sera probablement à présent mure pour suivre et soutenir un missionnaire d’un bout à l’autre de son projet.

Persévérer. L’étape suivante est probablement de poursuivre tout ce travail et de le développer année après année et d’envoyer un 2ème missionnaire, puis un 3ème, puis…

Vincent Bourrel

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