La mission est-elle la chose la plus importante ?

Publié le 30 avril 2015 dans Les articles du bulletin, Mission

A l’occasion de la parution imminente de l’ouvrage classique de John Piper sur la mission, nous reproduisons ici un résumé de sa pensée clef…

La mission n’est pas le but final de l’église. C’est la louange. La mission existe parce que la louange n’est pas encore complètement accomplie. Lorsque cet âge prendra fin, la mission n’existera plus. C’est une nécessité temporaire. Mais la louange demeurera pour toujours.
La louange est alors le moteur et le but de la mission. C’est le but de la mission parce qu’elle tend à amener les nations dans la lumière de la gloire de Dieu. Le but de la mission est la joie des peuples dans la grandeur de Dieu. « L’Eternel règne que la terre soit dans l’allégresse ! » (Ps 97.1). « Les peuples te célèbrent ô Dieu ! Tous les peuples te célèbrent. Les foules se réjouissent et triomphent » (Ps 67.4-5). (la suite…)

Compte rendu du voyage EN CÔTE D’IVOIRE

Publié le 2 septembre 2013 dans Les articles du bulletin, Mission

Nous rendons grâce à Dieu pour le voyage qu’il nous a permis de faire en Côte d’Ivoire du 16 juillet au 7 août dernier, et nous disons notre reconnaissance aux chrétiens de l’UEESO-CI pour l’accueil qu’ils nous ont réservé.

Nous sommes donc partis 18 personnes avec 40kg de matériel chacun : ouvrages bibliques de références, matériel d’enseignement pour les enfants, 4000 CDs Histoires de la Bible pour enfants, médicaments, et toute la liste de matériel bricolage qui nous avait été soumise avant le départ. Nous avons retrouvé sur place Papa Dietter (Hans D. a passé près de 50ans en CI), il a préparé notre venue et nous a accompagnés durant tout notre séjour. Jude Kého, jeune frère de Donatien, et aussi Marcelin et Jean de Dieu nous ont rejoint pour une grande partie du séjour de sorte que nous étions souvent plus d’une 20aine.

Par la grâce de Dieu et votre soutien, nous avons pu financer l’acquisition des lits pour le nouveau centre d’accueil des étudiants à Abidjan, la rénovation de plusieurs maisons d’accueil des étudiants de l’Institut Biblique de Man et aussi un projet de construction de l’église de Jean Folly (banlieue d’Abidjan). Du matériel de bricolage et médical a été donné au centre d’handicapés de Danané pour aider à la fabrication de prothèses. 0e plus, nous avons participé aux différents projets de construction et rénovation. Nous étions encouragés de voir tantôt toute l’église, hommes, femmes et enfants (à Jean Folly) mettre la main à la pâte où plutôt « mouillé ciment », tantôt les étudiants restés spécialement pendant l ‘été pour rénover les bâtiments de l’IBTM. Nous avons travaillé pour certains tard dans la nuit pour finir de couler la dalle du 3ème étage à Cocody (Abidjan).

Nous bénissons le Seigneur d’avoir pu servir au milieu des jeunes et des enfants dans tous les lieux pour l’enseignement ou l’évangélisation. Nous avons participéà l’animation de plusieurs journées avec plus de 300 enfants dans le quartier défavorisé de (la suite…)

Départ imminent…

Publié le 1 juillet 2013 dans Les articles du bulletin, Mission

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II y a tout juste un siècle, en 1913, les habitants de la basse Côte d’Ivoire, fétichistes adonnés à la sorcellerie, avaient vu surgir un prophète noir. Il venait de l’Ouest, du Liberia, et longeait le rivage de village en village. Il prêchait le Dieu unique, le Dieu créateur de toutes choses, qui contrairement à ce qu’enseignait la tradition africaine, ne s’est pas détourné des hommes, au contraire, il les aime, les connaît et veut les sauver. Il a envoyé son Fils Jésus mort pour eux sur la croix. Tout cela est vrai, affirme Harris le prophète, car c’est attesté dans la Bible, le Livre de Dieu. Par milliers, les gens accourent pour entendre le message, ils jettent leurs fétiches, détruisent leurs idoles et se font baptiser. Harris poursuit sa route et annonce que bientôt viendront les hommes de la Bible, ils expliqueront le Livre de Dieu et leur apprendront à connaître le Dieu Tout Puissant. Ils vous diront ce que Dieu a fait pour sauver les hommes et vous montreront le chemin du salut.

« Ces hommes attendent, et attendent encore. Ils attendent depuis 10 ans » disait M. Blocher dans son cours d’Histoire des missions à l’Institut Biblique de Nogent, et il ajoutait « Qui ira leur montrer le chemin du salut ? » Lorsque Daniel Richard entend ce récit, il est bouleversé, tout comme Laure sa fiancée. A la fin de leurs études ils se marient et partent pour Abidjan. Nous sommes en 1927, la Mission Biblique est née.
Ensuite, l’œuvre s’est développée dans différentes régions du pays et de nouveaux missionnaires ont rejoint la famille Richard. En 1977, la Mission Biblique laisse les commandes de l’œuvre à l’UEESO-CI (L’Union des Eglises Evangéliques du Sud-Ouest de Côte D’Ivoire) et devient un partenaire privilégié. (D’APRÈS LE LIVRE DE JEANNE DECORVET « LES MATINS DE DIEU »)

C’est cette œuvre que nous rejoindrons pour 3 semaines du 16 juillet au 7 août. Notre équipe (18 personnes) est prête, ou presque… (la suite…)

Comment entretenir la passion pour la mission au sein de son Eglise Locale.

Publié le 29 octobre 2012 dans Mission

SÉRIE: RÉFLEXIONS SUR LA MISSION

C’est une chose de lancer un effort missionnaire; c’en est une autre de conserver cette flamme pendant des années. Nous avons cet encouragement de Gamaliel « Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire » Ac 5.38-39. Néanmoins, nous sommes des êtres d’habitude et quand la routine s’installe, la passion et le zèle détalent. Voici quelques moyens que nous avons mis en place à l’EBTM— avec plus ou moins de fidélité et de réussite— pour conserver la flamme missionnaire. Vous en trouverez d’autres…

Le drapeau : Nous hissons les couleurs du pays où nous avons un missionnaire. C’est l’occasion au moment des offrandes de prier pour le ou les missionnaires que nous soutenons dans cette région du globe. Chaque dimanche un nouveau drapeau.

La convention missionnaire (un thème, une région du monde…) : Elle a lieu généralement fin Septembre-début Octobre, elle stimule dès la rentrée la vie de l’église et nous projette dans une nouvelle année missionnaire. C’est un des week-ends majeurs de la vie de l’église. Nous accueillons nos missionnaires, nous écoutons leur rapport, nous louons le Seigneur pour ce qu’il a accompli par eux et nous prions pour eux.

Les cartes aux missionnaires : Dans nos petits groupes (Caleb, femmes), nous écrivons une carte à nos missionnaires et leur envoyons ainsi un témoignage de notre affection. Chaque semaine, un ou deux serviteurs reçoit ainsi une carte. C’est une sœur de l’église qui confectionne elle-même les cartes.

Les réunions de prières spéciales pour les missionnaires : Environ toutes les 6 semaines nous organisons un ‘mardi missionnaire’ en lieu et place de notre étude biblique et prière. Durant cette soirée nous mettons à la une 3 ou 4 missionnaires dont nous donnons des nouvelles et pour lesquels nous prions. De même, le premier lundi de chaque mois les sœurs de l’église se réunissent pour ce qu’elles ont appelé ‘cœur de sœurs’: les sœurs de l’ebtm prient pour les femmes missionnaires ou les épouses de nos missionnaires. Chacune a une sœur qui lui est attribuée, elle est chargée d’entretenir des relations par email, tel et de partager les nouvelles, les combats, les bénédictions pour intercéder. Chaque mardi soir dans notre bulletin de prière figure une rubrique « Mission » dans laquelle apparaissent les sujets missionnaires du moment.

Le panneau missionnaire, avec la carte du monde et de la France, les lettres de nouvelles, les photos : Un grand panneau est consacré à la présentation de nos missionnaires, et à l’affichage des lettres de nouvelles. De temps en temps, nous sélectionnons une lettre de nouvelles et en donnons quelques bribes lors des annonces le dimanche matin.

Un onglet ‘Mission’ sur notre site internet présente brièvement nos missionnaires. Nous avons édité il y a des années un livret missionnaire, avec une photo, une présentation de chaque missionnaire dans son témoignage et son ministère.

La prédication missionnaire : régulièrement nous prêchons sur la mission, cette année nous avons prêché sur le livre des Actes, chaque dimanche nous sommes stimulés dans la prière, dans les voyages missionnaires, dans les combats, dans l’annonce de l’Evangile auprès comme au loin.

Un comité missionnaire : plusieurs personnes sont impliquées dans l’œuvre missionnaire, pour leur faire parvenir leur soutien mensuel, pour faire vivre le panneau missionnaire, pour organiser les réunions de prière et pour préparer la convention missionnaire.

L’offrande missionnaire : Chaque année vers la fin Janvier nous organisons la fête du Roi ; c’est notre offrande pour l’œuvre du Roi. Cette offrande est entièrement consacrée à l’œuvre missionnaire, elle est collectée un dimanche après-midi au milieu de chants de louanges, de nouvelles et de présentations missionnaires. Cette offrande nous aide à établir notre budget missionnaire.

La transparence des comptes : chaque année le trésorier donne un compte rendu précis des offrandes missionnaires, et l’attribution par missionnaires. La rigueur dans la gestion des finances du Seigneur et la transparence encourage chacun à donner.

Les voyages missionnaires : mais rien ne renouvelle davantage la flamme missionnaire qu’une visite à un missionnaire sur place. C’est la découverte d’une région du monde, d’un peuple, d’une culture, c’est là qu’on mesure le plus précisément le service accompli et les combats menés pour les progrès de l’Evangile. Ceux qui font un voyage pour encourager un missionnaire reviennent passionnés par cette œuvre et leur regard est changé, leurs prières sont plus précises et ferventes et l’intérêt pour les lettres de nouvelles est renouvelé !

LA MISSION A COURT TERME: UNE MISSION FRUCTUEUSE

Publié le 1 octobre 2012 dans Mission

SÉRIE: RÉFLEXIONS SUR LA MISSION

Même si la mission court terme est sensible, elle est incontestablement fructueuse. L’impact est considérable pour les équipiers en mission de courte durée, mais également pour les églises et œuvres bénéficiaires et enfin pour les églises qui envoient.

Une vision du monde élargie. Le participant à une mission de courte durée dans un contexte transculturel commence à prendre conscience de son mode interprétatif du monde, de lui-même, de Dieu, et de la relativité de sa conception et de sa pratique de la foi. Il est appelé à dépasser ses normes culturelles pour une relation plus étroite avec le Seigneur* De plus, il peut prendre conscience que ses origines linguistiques, culturelles et religieuses ne sont pas supérieures à celles de ceux avec qui il souhaite partager l’amour impartial de Dieu et Son Evangile. Bref, il est appelé à revoir sa vision du monde, à discerner l’expression culturelle, et donc réductrice, de sa foi, et à recentrer son identité sur le Seigneur1.

Une vie de disciple boostée. La mission court terme nous fait sortir de notre zone de confort, ne maîtrisant plus les circonstances, les lieux, les coutumes, notre foi est mise constamment à l’épreuve, la communion avec Dieu est stimulée. L’expérience missionnaire est l’occasion de poursuivre des buts spirituels, de surmonter des épreuves, de se confronter avec la vie communautaire, de s’ouvrir à la misère et aux souffrances des autres… tout cela booste notre vie spirituelle et cela bien après avoir rejoint notre domicile.

Une perception de la mission et du missionnaire de ‘carrière’ accrue. C’est l’occasion de « toucher du doigt » ce qu’est le quotidien du missionnaire, sa vie, son service, ses difficultés, ses combats, ses joies et ses peines, ses succès et ses échecs. Sans pour autant prétendre tout comprendre, il est clair que l’on saisira bien mieux les enjeux d’une vie missionnaire à long terme. La prochaine lettre de nouvelles de ce missionnaire sera lue avec un tout autre intérêt.

Une expérience de la vie communautaire. Rien ne peut lier davantage des frères que d’avoir servi, combattu, souffert, et vécu ensemble pendant plusieurs semaines dans un contexte transculturel. Du matin au soir, ils prient, partagent, travaillent, mangent ensemble. La chose ne se fait généralement pas sans heurts mais c’est encore l’occasion d’expérimenter la grâce et le pardon.

Une mise en pratique de l’Evangile dans tous les domaines de la vie. En mission, la séparation artificielle entre le spirituel et le matériel s’effondre ou tout simplement n’existe pas. Chacun met au service du Seigneur ses compétences professionnelles (médecin, infirmière, informaticien, professeur, électricien, maçon, ou gestionnaire de projet…) parce que l’on prend toute la nature humaine en compte, corps, âme et esprit. Cet aspect donne plus de sens et de cohérence aux chrétiens dans leur vie quotidienne.

Pour les églises et œuvres bénéficiaires, les visites, les encouragements, l’intérêt porté à leur travail, le témoignage de l’affection fraternelle sont un baume bienfaisant. L’apport en personnel qualifié, entièrement dédié à l’oeuvre n’ayant pour objectif que d’aider de toutes les manières possibles permet de faire avancer l’œuvre de Dieu efficacement. L’apport financier et matériel, ou l’enseignement biblique est bien entendu essentiel.

Pour les églises qui envoient, la mission n’est plus une affaire de spécialistes mais devient le travail de tous. L’implication dans les affaires de l’église locale est renouvelée, l’expérience missionnaire a contribué à développer la piété personnelle du chrétien, sa vision s’est élargie, sa compréhension du travail missionnaire et pastoral est enrichie, son service est renouvelé… au profit à présent de l’œuvre locale. Dieu soit loué !

1 Cf« La mission de l’Eglise au XXIe siècle » p.139 Danielle Drucker et Benjamin Beckner

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