Faire des disciples…à la maison, 2

Publié le 8 octobre 2014 dans Le mot du pasteur, Les articles du bulletin

La rentrée scolaire, avec son accent sur les enfants et leur éducation, ainsi que la population croissante de l’EBTM nous poussent à offrir quelques conseils sur l’éducation des enfants pour encourager les parents dans cette noble tâche…

En ce qui concerne l’éducation des enfants, plusieurs versets de la Bible nous encouragent à réussir les jeunes années. Les Proverbes (qui, rappelons-nous, sont des principes généraux de vie et pas forcément des promesses garanties comme dans la nouvelle alliance) disent : Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas (22.6), et Jésus a dit, « Laissez venir à moi les petits enfants… » (Marc 10.14). Évidemment, le travail des parents ne s’arrête pas avec les jeunes années, mais ces versets montrent qu’elles sont critiques dans la formation de l’enfant.

Pour cela, nous conseillons dans cet article de ne pas confier l’essentiel de l’éducation de vos enfants, ni à l’État, ni à l’écran, ni aux autres enfants du même âge, ni même à l’église. Examinons cela de plus près. (la suite…)

Si Jésus n'était pas né

Publié le 13 décembre 2010 dans Le mot du pasteur

QUE SERAIT NOTRE MONDE ?
Si Jésus n’était pas né :
• Ce ne serait pas l’année 2010 apr. J.-C. Nous n’aurions jamais entendu le Messie d’Haendel, ni aucun autre chant de Noël.
• Aucune ville ne serait nommée Saint- Pétersbourg ou Saint-Joseph ou Saint- Denis.
• Nous n’aurions jamais entendu parler de Jean Calvin, Martin Luther, Jean Hus, William Tyndale, Jean Wycliffe, Jean Wesle/, George Mueller, Hudson Taylor, Corrie Ten Boom, Alexander Solzenitzen, Ruben Saillens, CS Lewis et Dietrich Bonhoeffer,
• II n’y aurait pas des organisations telles que la SIM, le SEL, Agapé, l’AEE, la Croix-Rouge, l’Armée du Salut, la Maison de la Bible ni les institutions comme la Sorbonne, Harvard, Oxford, etc.
• Nous. n’aurons pas de livres tels que Les Misérables, les Frères Karamazov, et quantité d’autres.
• Nous n’aurions pas de films tels que Ben Hur, Chariots de Feu, Narnia, et des dizaines d’autres.
• Nous serions privés d’une quantité innombrable de grands ouvrages d’art et d’architecture (Rembrandt, Doré, Michel-Ange).
• Nous n’aurions jamais chanté des cantiques tel que «A Toi la Gloire », « C’est un rempart que notre Dieu », «Quel ami fidèle et tendre », «II est né le divin enfant», « Minuit chrétien »…
• Des expressions idiomatiques n’auraient jamais été introduites dans notre langue comme le bon Samaritain, le fils prodigue, la brebis perdue, et nombreuses autres tirées des paraboles de Jésus.
• Nous n’aurions pas les valeurs qui préservent encore notre société, telles que tendre l’autre joue, faire aux autres ce que vous aimeriez qu’ils vous fassent, être sans péché pour jeter le premier la pierre, aimer ses ennemis. L’Europe ne connaîtrait pas les Droits de
l’Homme, ni la liberté, l’égalité et la fraternité.
• Les Indiens Wuaorani de l’Equateur seraient encore en train de tuer des hommes blancs plutôt que de baptiser les enfants (grandis) des missionnaires.
• Les descendants des Mayas du Chiapas au Mexique seraient encore en train de sacrifier leurs enfants au lieu de leur apprendre à louer le vrai Créateur.
• II n’y aurait pas de fête de Noël à l’EBTM , il n’y aurait pas d’EBTM.
• Les prophéties resteraient lettre morte, le serpent ne serait pas écrasé et Dieu serait un menteur. La mort ne serait pas vaincue et nous n’aurions aucune espérance.
• Le Nouveau Testament n’aurait jamais été écrit.
• II n’y aurait pas de médiateur entre Dieu et l’homme. Nous serions toujours morts dans nos péchés.
Né dans un village obscur au cours d’un voyage, fils d’une paysanne, il grandit dans un autre petit village, travaillant comme menuiser jusqu’à l’âge de 30 ans. Pendant trois ans, il exerce un ministère itinérant. Il n’écrit aucun livre. Il ne fait pas d’études. Il ne se rend jamais dans une grande ville. A l’âge de 33, l’opinion publique se tourne contre lui. Ses amis le désertent. Ses adversaires le font arrêter et le mettent à mort. Ses bourreaux partagent le seul bien qui lui appartient : son vêtement. Une fois mort, il est enterré dans une tombe qui lui est prêtée par un ami. 20 siècles sont passés depuis, et encore aujourd’hui, il est le personnage central de toute l’histoire humaine. Tous les rois, toutes les armées, tous les parlements et tous les philosophes réunis n’ont pas marqué la vie de l’homme sur cette terre autant qu’une seule Vie.

Surmonter l'inquiétude

Publié le 7 novembre 2010 dans Le mot du pasteur

UN COMBAT CONTRE L’INCRÉDULITÉ

Derrière toute inquiétude du chrétien se cache une incrédulité, une difficulté à croire les promesses de Dieu. Pour désamorcer les mécanismes de l’anxiété, nous devons combattre l’incrédulité de fond. Par exemple…

• Lorsque je suis inquiet au   sujet d’une situation au travail ou d’un risque professionnel, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. » (Esa 41.10)

. Lorsque je m’inquiète parce que mon ministère semble vain ou inutile, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins. » (Esa 55.11)

. Lorsque je m’inquiète parce que je me sens trop faible ou trop fatigué pour accomplir mon travail, je combats l’incrédulité avec la promesse de Christ : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Cor 12.9) et « ta vigueur durera autant que tes jours. » (Deu 33.25 )

. Lorsque je m’inquiète au sujet des décisions que je dois prendre concernant mon avenir, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.» (Ps 32.8)

. Lorsque je m’inquiète au sujet des personnes hostiles à mon égard, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom 8.31)

. Lorsque je suis inquiet face à la maladie, je combats l’incrédulité avec la promesse : « nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance. » (Rom 5.3-4 )

. Lorsque je m’inquiète du vieillissement, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, jusqu’à votre vieillesse je vous soutiendrai; je l’ai fait, et je veux encore vous porter, vous soutenir et vous sauver. » Esa 46.4

. Lorsque je suis inquiet face à la mort, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car Christ est mort et il est revenu à la vie, afin de dominer sur les morts et sur les vivants. » (Rom 14.7-9)

. Lorsque je m’inquiète que je fasse naufrage de ma foi et me détourne de Dieu, je combats l’incrédulité avec la promesse : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Phil 1.6) et « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (1 Thess 5.24) et « c’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » (Heb 7.25)

Au fait, ça parle de quoi?

Publié le 4 octobre 2010 dans Le mot du pasteur

La Bible, de quoi parle-t-elle vraiment ? La Bible parle-t-elle surtout de moi et de ce que je dois faire, ou parle-t-elle surtout de Christ et de ce qu’il a fait ? Par exemple, l’histoire de David et Goliath : parle-t-elle surtout de moi et comment je dois être comme David ou parle-t-elle surtout de Christ, celui qui affronta les seuls géants qui peuvent vraiment nous détruire et dont la victoire nous est imputée ?  Notre réponse à cette question détermine grandement notre compréhension des Écritures.  Lorsque nous commençons à lire la Bible en gardant Christ au centre, cela change tout.   Nous découvrons que..
Jésus est le véritable et meilleur Adam qui réussit l’épreuve dans le jardin et dont l’obéissance nous est imputée.
Jésus et le véritable et meilleur Abel, tué quoique innocent et dont le sang crie pour notre pardon et non pas pour notre condamnation.
Jésus est le véritable et meilleur Abraham qui répond à l’appel de Dieu de quitter sa patrie, qui part vers une terre étrangère pour créer le nouveau peuple de Dieu.
Jésus est le véritable et meilleur Isaac qui, non seulement est offert par son père, mais sacrifié.  Dieu avait dit à Abraham « maintenant je sais que tu m’aimes parce que tu n’as pas refusé ton fils, » mais maintenant, nous pouvons regarder à Dieu emmenant son fils sur la montagne, le sacrifiant, et dire, « maintenant je sais que tu m’aimes parce que tu n’as pas refusé ton Fils. »
Jésus est le véritable et meilleur Jacob qui lutta avec Dieu, prenant le coup de la justice, afin que nous, comme Jacob, puissions recevoir les blessures de la grâce qui nous humilient et nous disciplinent.
Jésus est le véritable et meilleur Joseph qui, assis à la droite du roi, pardonne ceux qui l’ont trahi et livré et qui utilise son pouvoir pour les sauver.
Jésus est le véritable et meilleur Moïse qui conduit son peuple, qui intercède pour leur établir une nouvelle alliance et qui meurt en dehors du pays promis pour que son peuple puisse y entrer.
Jésus est le véritable et meilleur Rocher, frappé avec la verge de la justice de Dieu, pour nous abreuver dans le désert.
Jésus est le véritable et meilleur Job qui souffre innocemment et qui intercède pour sauver ses amis stupides.
Jésus est le véritable et meilleur David, dont la victoire devient la victoire du peuple, quoiqu’ils n’aient pas soulevé le moindre caillou pour l’accomplir.
Jésus est le véritable et meilleur Esther qui n’a pas simplement risqué sa position et son palais, mais qui a perdu l’ultime position et palais, qui n’a pas dit « si je dois périr, je périrai » mais qui dit « quand je dois périr, je périrai » pour sauver son peuple.
Jésus est le véritable et meilleur Jonas, jeté dans l’abîme pour calmer la tempête de la colère de Dieu.
C’est lui le véritable agneau pascal, le véritable temple, le vrai prophète, le vrai roi, le vrai sacrificateur, le vrai sacrifice, la véritable lumière, le vrai pain, etc.
Vois-tu ? La Bible ne parle pas de toi.  La Bible parle de Lui.
-T. Keller

Les Principes de Peter

Publié le 20 juillet 2010 dans Le mot du pasteur

Extrait de « Une vie sous l’appel du Berger », autobiographie d’Elisée  Beau, missionnaire et pionnier au Québec – Editions Sembeq

Au cours de notre vie, nous faisons tous des expériences et prenons des décisions, influencées bien souvent par l’expérience des autres. La lecture du livre Les principes de Peter eut un impact sur moi et dirigea plusieurs des décisions que j’ai eues à prendre.

Ce livre soulignait que dans notre société, nous sommes en général gouvernés par des gens incompétents. Ces gens ont grimpé les échelons de compétence dans leur domaine, jusqu’à un stade d’incompétence où ils demeurent, incapables d’aller plus loin. L’auteur de ce livre donnait le conseil suivant pour ne pas tomber dans ce piège de notre société moderne : il faut avoir le courage et l’humilité de refuser de monter jusqu’à notre échelon d’incompétence, pour notre bonheur et celui des autres. Il soulignait qu’une bonne partie de nos maux de société et du stress des individus sont causés par le fait qu’ils se trouvent exactement dans cet échelon d’incompétence. Cela m’a conduit à refuser des responsabilités pour lesquelles je n’étais pas préparé et qui étaient au-dessus de mes capacités.

Cela n’exclut pas de développer de nouvelles compétences. Dans mon expérience, pour tout travail que je jugeais possible ou qui était indispensable, je suivais des cours pour me qualifier et me permettre d’avoir du succès dans ce que j’entreprenais. C’est en posant des questions, en regardant faire les autres, en pratiquant, que je me suis souvent qualifié dans plusieurs domaines où j’étais auparavant incompétent.

J’ai également tenté d’appliquer ce principe dans les responsabilités de mon ministère pastoral et dans celui de directeur de camp. Dans la mesure où cela était possible, j’essayais de donner des responsabilités à des personnes là où elles étaient compétentes et je ne voulais jamais demander à quelqu’un de faire un travail pour lequel il n’était pas qualifié et n’avait pas de joie à l’accomplir.

En pratique, j’ai dû prendre pour moi-même des décisions difficiles et mal comprises par certains. Lorsque ma santé ne m’a plus permis de remplir mon ministère d’une façon satisfaisante, j’ai donné ma démission et j’ai laissé à d’autres qui étaient plus compétents que moi le soin de continuer ce que j’avais commencé. Je ne voulais pas m’accrocher comme j’ai souvent vu des pasteurs et des serviteurs de Dieu le faire. J’ai vu des gens qui étaient responsables dans différents domaines du service qui à la fin de leur vie ou à cause de leur santé, ont détruit, par leur incompétence, ce qu’ils avaient construit durant leurs années de compétence. Ce principe m’a permis d’être en paix avec moi-même et avec Dieu.

En regardant en arrière, je suis émerveillé de voir que Dieu m’avait façonné et équipé pour accomplir les tâches qu’Il avait préparées d’avance pour moi. Le travail sur la ferme, l’évangélisation avec mon père, ma formation sur les chantiers, la cuisine dans l’armée et les camps durant ma jeunesse, ainsi que tous les gens qui m’ont marqué, font partie du plan merveilleux de Dieu.  Dieu m’avait préparé à être un pionnier au Québec bien avant que je sache moi-même où Il allait me diriger.  De la même façon, Dieu a placé des gens qui ont pris la relève après mon départ dans les responsabilités que j’occupais.  **

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